TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Une gigantesque escroquerie d’EDF a lieu aux dépens des retraités du privé depuis 7 ans.

EDFDe quoi s’agit-il ?
 
En 2005, le régime spécial de la retraite d’EDF, très privilégié, a été intégré au régime des salariés du privé, la CNAV.
 
Cette intégration n’a été acceptée qu’à la condition expresse qu’EDF verse une indemnité à la CNAV pour compenser le fait qu’elle mettait à la charge de la caisse des salariés, les prestations retraite incroyablement avantageuses de ses agents et un nombre de cotisants par pensionné particulièrement faible.
 
L’opération était censée être financièrement neutre pour la CNAV.
 
La cour des comptes a récemment révélé que l’indemnité versée par EDF à la CNAV avait été mal calculée. Tous les ans, les retraites versées aux agents EDF coûtent à la CNAV plus qu’elle n’a reçu en compensation :
 
Au bout de 7 ans, il manquait déjà 1,3 milliard d’euros dans les caisses de la CNAV.
 
Qui osera nous faire croire qu’il s’agit d’une « erreur » de calcul ? On nous a menti. On nous a trahis.
 
Tout ça pour ne pas affronter les syndicats. Tout ça pour éviter de demander aux agents EDF de renoncer à une partie de leurs avantages retraite exorbitants.
 
Regardez ce que vous et moi et tous les affiliés à la CNAV leur payons avec NOS cotisations :
 
-   des départs à la retraite dès 55 ans pour les « actifs », et même 50 ans pour certains d’entre eux. La réforme en cours, qui ne s’appliquera pour eux qu’en 2023, portera ces âges à 57 et 52 ans. En clair, ces agents continueront à partir 5 à 10 ans avant tout le monde…
 
-   des niveaux de retraite garantis entre 75 et 80% de leur dernier salaire…
 
-   un montant de pension calculé sur les 6 derniers mois de carrière, contre 25 années, voire la carrière entière dans le privé pour ce qui est des retraites complémentaires…
 
Des avantages inouïs comparés aux retraites du privé qui tournent à la peau de chagrin, pour une durée de cotisation de plus en plus longue.
 
C’est vraiment scandaleux !
 
Les responsables de cette situation, ce sont les dirigeants politiques qui, main dans la main avec la direction d’EDF, se sont débarrassés du problème du régime spécial d’EDF, en prétendant que l’intégration de ce régime dans la caisse des salariés du privé n’aggraverait pas la situation financière de la CNAV.
 
Depuis des années, nous faisons des sacrifices, nous les cotisants et retraités du privé :
 
-    allongement de 10 à 25 ans de la période de prise en compte pour le calcul de la retraite
 
-    indexation des pensions sur les prix au lieu des salaires
 
-    diminution du montant de la retraite par rapport au dernier revenu d’activité,
 
-    allongement de la durée de cotisation…
 
Malgré tous ces sacrifices, la CNAV s’enfonce dramatiquement dans le rouge - 9 milliards de déficit - ce qui rend toujours plus incertain l’avenir de nos retraites.
 
Que les hommes politiques osent, une nouvelle fois, venir ponctionner la caisse des salariés du privé pour assurer le maintien des avantages retraite des agents EDF, est irresponsable.
 
D’autant plus que nous allons être doublement pénalisés :
 
En plus, du pillage ahurissant de la caisse de retraite des salariés du privé, nos impôts vont augmenter pour financer les pensions des retraités EDF !!!
 
Depuis 2005, nous payons tous la « CTA », une taxe sur la consommation électrique, spécialement créée pour financer les avantages retraite des agents d’EDF.
 
Bien entendu, au bout de 7 ans, on se rend compte que le coût de ces avantages a fortement augmenté et que cette taxe n’est déjà plus suffisante.
 
Est-il envisagé de réduire les avantages retraite chez EDF ? pas du tout !
 
C’est tellement plus simple de nous obliger à payer ! C’est ce qu’ils vont faire en augmentant la taxe que nous réglons sur notre facture d’électricité.
 
Ecœurant…
 
 
Article sauvegarde-retraite.org link 
Article Ifrap link
 
Question Assemblée Natioanle 23 octobre 2012 link
Question Assemblée Nationale 31 juillet 2012 link
Question Sénat 27 octobre 2011 link
 
 
 
 
 
 
 
 
Depuis 2004 une instruction est ouverte pour abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux, contre le CE d’EDF, lui-même noyauté depuis 1947 par la CGT. Des détournements auraient servi à alimenter le financement de la CGT et du Parti Communiste…

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a été entendu le mercredi 19 juillet 2005 par la brigade financière de Paris, dans le cadre de l’instruction sur les comptes et la gestion du comité d’entreprise d’EDF.
 
La CGT est majoritaire au conseil d’administration de la caisse centrale d’activités sociales (CCAS) des industries électriques et gazières, émanation du CE, depuis sa création en janvier 1947 et y fait la pluie et le beau temps sans contrôle réel.La direction de la CGT n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
 
Le 22 juin 2006, Bernard Thibault, avait pourtant démenti avoir été convoqué par le juge chargé de l’instruction sur de présumées malversations au comité d’entreprise d’EDF, comme l’affirmait Le Parisien.
 
Le quotidien avait mis l’audition de M. Thibault en relation avec l’information judiciaire ouverte en 2004 sur la gestion du richissime comité d’entreprise de d’EDF-GDF, doté d’un budget annuel de 400 millions d’euros et employant quelque 5.000 salariés, financé par 1% du Chiffre d’Affaires, c’est-à-dire par tous les consommateurs d’électricité. La gestion de la CCAS fait l’objet d’une information judiciaire contre X pour « abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux » ouverte en février 2004 après une plainte d’un cadre EDF. Sont visées des pratiques présumées d’emplois fictifs, des prestations surfacturées de fournitures et services tels que location de voiture, prestations de restauration et autres, non destinées aux électriciens
 
En fait, le comité d’entreprise d’EDF serait devenu, au fil des ans, une source de financement de la CGT et du Parti communiste, ainsi que le détaillent avec d’édifiantes révélations, Laurence de Charette et Marie-Christine Tabet dans leur livre, « EDF, un scandale français ». Dès la fin des années 1940, en pleine guerre froide, les premières accusations de détournement de fonds du CCAS à l’attention de la CGT et du Parti communiste planent sur les oeuvres sociales d’EDF.
 
Robert Bailly fut un proche collaborateur d’Henri Maupoil, l’un des dirigeants de la fédération Energie entre 1975 et 1985. Pendant des années, il fut l’homme à tout faire de la Fédé. Aujourd’hui à la retraite Robert Bailly affirme que la CCAS a toujours servi de base arrière au PCF et à la CGT. Il se souvient de ce jour de 1977 où le PC avait sollicité la Fédération pour une aide financière aux grévistes de Manufrance, trois millions de francs de l’époque, qui furent, bien sûr, réglés par le CCAS sans sourciller.
 
Robert Bailly se souvient des chèques qu’il déposait au Novotel de Pantin : « Je passais les chercher directement à la CCAS et je réglais les notes des délégations venues de l’Est invitées. »  
 
Voilà le premier scandale d’EDF.
 
Un autre sujet scabreux est celui des retraites dorées des salariés d’EDF, dont la provision dans les comptes, indispensable pour ouvrir le capital, auraient mis en faillite l’entreprise. Alors le gouvernement a décidé en 2004 d’adosser ces retraites au régime général (Sécu, Agirc). Les retraites dorées des électriciens sont donc maintenant payées par tous les Français. Il se dit même qu’un deal avait été passé à l’époque entre Sarkozy, ministre de l’économie, et la CGT, du genre : « Laisse-moi changer le statut d’EDF pour ouvrir le capital et je ne touche ni à la CCAS ni aux retraites. »
 
 
 
 
 
edf (         EDF 3        


   
 
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Transition Energétique

Au nom de quoi léguer pour des milliers d'années à des centaines de générations des produits toxiques qui n'auront servi au bien être que de deux ou trois générations ?
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