TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Une aide immédiate au nucléaire alors que les ENR devront attendre deux ans, la fin du débat national. La transition énergétique n'est pas pour demain !!!

Centrales nucléaires françaisesPARIS, 26 jan 2013 (AFP) - Le gouvernement va ajouter un nouvel élément à l'équipe de France du nucléaire mardi, avec la création d'un fonds destiné à soutenir les PME de la filière, et veut les organiser pour les lancer sur la scène internationale, monopolisée jusqu'ici pour la France par EDF et Areva.

Ce Fonds de modernisation des entreprises nucléaires (FMEN), doté de 153 millions d'euros, aura vocation à prendre des participations dans les petites et moyennes entreprises du secteur, selon le ministère du Redressement productif, qui confirmait une information du journal Le Monde.

L'annonce aura lieu à l'occasion d'un comité stratégique de la filière organisé à Montbard (Bourgogne), en présence notamment du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho.

Le fonds sera abondé par des poids lourds du secteur, à savoir Vinci, Eiffage, Alstom, Areva et EDF mais aussi par le Fonds stratégique d'investissement (FSI), a précisé le ministère, sans dévoiler quelle part du financement assurera chacun d'entre eux.

Selon Le Monde, le FSI devrait y contribuer à hauteur d'"un gros tiers". De sources concordantes, l'AFP a appris que la répartition du financement du fonds n'était pas encore définitivement tranchée.

Contactés par l'AFP, EDF et Areva n'ont pas souhaité commenter ces informations. Vinci, Eiffage, Alstom et le FSI n'étaient pas disponibles pour y réagir.

Le fonctionnement du FMEN sera donc largement inspiré de celui du fonds mis en place pour soutenir la filière automobile en 2009 en plein coeur de la crise. Ce fonds est lui détenu à parité par l'Etat via le FSI et les constructeurs Renault et PSA Peugeot Citroën.

A l'occasion de ce comité stratégique, une prévision de 110.000 embauches à l'horizon 2020 sera également annoncée, a-t-on appris de même source, le gouvernement souhaitant "mettre un coup d'accélérateur sur les questions de sûreté nucléaire".

Il ne s'agira cependant pas de 110.000 créations nettes de postes, dans une filière qui en compte actuellement 200.000, mais de recrutements pour pallier par exemple des départs à la retraite.

Selon des chiffres de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) de 2011, il y aurait près de 30.000 sous-traitants dans le secteur, oeuvrant souvent dans des conditions précaires.

Link    

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

À propos

Transition Energétique

Au nom de quoi léguer pour des milliers d'années à des centaines de générations des produits toxiques qui n'auront servi au bien être que de deux ou trois générations ?
Voir le profil de Transition Energétique sur le portail Overblog

Commenter cet article