TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Siemens abandonne le nucléaire et se concentre sur les énergies renouvelables

 

 

Le géant industriel renonce à ses activités dans l’énergie nucléaire au profit du passage allemand vers les énergies renouvelables, « projet du siècle » selon son PDG.

 

Le groupe industriel Siemens a annoncé hier renoncer à ses activités dans l’énergie nucléaire et développer ses activités dans les énergies renouvelables. Peter Löscher, le PDG du groupe, l’a annoncé dans une interview au journal Der Spiegel.

 

Le choix du gouvernement d’Angela Merkel de la voie d’une sortie du nucléaire après la catastrophe de Fukushima a déterminé l’évolution de Siemens: « Ce chapitre est terminé pour nous. Nous ne serons plus engagés dans la construction ou le financement de centrales nucléaires. »

 

Si le groupe se retire du secteur nucléaire, il veut par contre fournir des turbines à gaz et des équipements pour les énergies éolienne et solaire. Le passage de l’Allemagne aux énergies renouvelables en Allemagne, « c’est le projet du siècle », estime le patron de Siemens.

 

L’énergie atomique n’a pas été très profitable au groupe allemand, qui en mai a été condamné à verser 648 millions d’euros au français Areva pour ne pas avoir rempli ses obligations contractuelles dans un partenariat nucléaire, abandonné plus tôt cette année.

 

Peter Löscher déclare dans son interview au Spiegel que son entreprise fabriquera encore des composants tels que les turbines à vapeur, qui peuvent servir aussi bien dans l’industrie électrique classique que dans le nucléaire.

Siemens espère poursuivre dans d’autres domaines sa collaboration avec le groupe russe Rosatom, avec lequel en mars 2009 était conclu un accord de partenariat nucléaire.

 

Cette annonce dominicale d’un géant industriel donne matière à réflexion et à débats. Pour David Barroux, des Echos,

« A long terme, enfin, le virage pris par Siemens pourrait s’avérer économiquement majeur. Déjà champion des énergies renouvelables, le groupe va investir massivement dans cette nouvelle frontière technologique. Il pourrait ainsi creuser l’écart avec une France mobilisée dans la préservation de son héritage nucléaire mais qui ne peut se payer le luxe de passer à côté des énergies alternatives du futur. »

Selon le Financial Times, Rosatom n’a quant à lui pas été affecté par Fukushima et a des projets nucléaires en Inde, en Bulgarie et en Chine.

 

http://www.smartplanet.fr/smart-business/siemens-abandonne-le-nucleaire-et-se-concentre-sur-les-energies-renouvelables-6633/

 

 

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