TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

EDF via ses relais habituels, accuse le photovoltaïque d'augmenter les factures d'électricité. Quelle honte !

CRE.jpgCSPE et photovoltaïque : Etre critique sur le passé sans pour autant insulter l’avenir

 

C’est un fait. La ligne CSPE sur la facture gonfle et va encore gonfler de quelques euros dans les années à venir. Pour les personnes en situation de grande précarité ces augmentations répétées pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages pour lesquels le moindre euro compte. C’est aujourd’hui clairement l’axe de communication du gouvernement, un axe de communication qui a pour effet de lester le développement du photovoltaïque de semelles de plomb. Simple effet collatéral ou volonté affirmée ? Mais ne faut-il pas regarder au-delà de ces seules charges prévisionnelles. Oui le photovoltaïque est en partie responsable de la hausse de la CSPE. Le prix moyen du kWh à 0,459 euro est faramineux et relève d’une gestion passée calamiteuse de la politique des tarifs d’achat dont, entre parenthèse, EDF a pas mal profité. Pour preuve, les centrales au sol géantes d'EDF Energies Nouvelles à Toul de 115 MW mise en service ce mois-ci et qui a suivi, celles de Massangis (56 MWc, Bourgogne) en octobre et de Crucey (60 MWc, Centre) en septembre, disposent encore de tarifs à plus de 0,35 euro bonifiés par les coefficients régionaux qui sont par ailleurs une bonne chose. C’est plutôt le tarif de base à 0,30 euro qui choque pour des mises en service en cette fin 2012, là où certains opérateurs parviendraient à rentabiliser des opérations à 0,1020 euro pour le coup totalement indolore pour la CSPE.

Ces exemples concrets montrent que des erreurs ont été commises. Les critiques sont unanimes. Les professionnels eux-mêmes demandaient à l’époque des baisses de tarif pour éviter la spéculation. Pour autant, le gouvernement ne doit pas se servir de cette expérience passée malheureuse pour insulter l’avenir. Le photovoltaïque ne coûtera bientôt plus un euro de plus aux consommateurs d’électricité. En Allemagne, une grande majorité des citoyens ont été ravis de participer, à travers un effort financier sur leurs factures d’électricité, au développement d’une filière qui a su créer plus de trois cent mille emplois et permis en partie une sortie programmée du nucléaire. Les électrons verts instillés dans le réseau ont un coût, celui d’un développement durable et serein, loin des craintes suscités par les énergies de l’atome post-Fukushima. Mais n’est-il pas là le vrai obstacle du photovoltaïque français comme le suggèrent sans relâche nos grands corps d’Etat ?

Petit rappel. Les charges de service public de l'électricité sont composées des surcoûts liés aux dispositifs de soutien aux énergies renouvelables, des surcoûts de production et d'achat d'électricité dans les zones non interconnectées (Iles et DOM) dus à la péréquation tarifaire, et des coûts liés aux dispositions sociales (tarif de première nécessité notamment).

Excellent article Tecsol du 28 nov. 2012

 

 

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Transition Energétique

Au nom de quoi léguer pour des milliers d'années à des centaines de générations des produits toxiques qui n'auront servi au bien être que de deux ou trois générations ?
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