TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

EDF : Entreprise De Fainéants ? Peut on réellement leur faire confiance dans la sûreté du nucléaire ???

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« Les lois de Parkinson : Cyril Northcote Parkinson (1909-1993) les a énoncés après avoir travaillé au ministère britannique des Colonies, un terrain fertile, où le nombre d’employés augmentait au fur et à mesure que le nombre de colonies diminuaient…


La première loi dit : « Toute tâche a tendance à se dilater jusqu’à occuper la totalité du temps qui lui est imparti. » Demandez à un subordonné quelconque de faire quelque chose et donnez-lui un délai : dans le meilleur des cas, la tâche sera accomplie à temps. Et alors ? le problème ici est que vous avez tout intérêt à avoir calculé juste le temps imparti, car personne ne viendra vous dire qu’il a fini avant l’heure et qu’il pourrait faire autre chose. Bien au contraire. L’intelligence économique innée de chacun, du balayeur au cadre supérieur, le poussera à défendre son intérêt d’une manière bien simple : fournir le moins d’efforts pour accomplir une tâche imposée. C’est-à-dire, pour un temps donné, délayer l’effort au maximum.


Est-ce là une mentalité de fainéant ? Non, c’est un pur calcul économique. Le salaire, ou la récompense, étant fonction du temps, nul n’a intérêt à faire du zèle, à moins d’avoir un autre objectif (se faire bien voir de sa hiérarchie, par exemple) que celui de travailler et gagner un salaire. Faire durer sa tâche est aussi un moyen de valoriser  son travail : pour faire comprendre aux autres que ce que l’on fait est d’autant plus complexe ou délicat que cela prend du temps. Il est bien connu que, sur une chaîne de montage, les jeunes ouvriers fougueux sont rapidement instruits par les anciens qui leur conseillent, plus ou moins amicalement, de se calmer et de prendre leur temps. Il ne faudrait pas, en effet, que le contremaître ou le cadre sache que telle opération peut être accomplie en moins de temps. Ce temps record deviendrait bien vite la nouvelle norme et la journée de travail encore plus pénible et harassante.


La deuxième loi de Parkinson s’énonce ainsi : « Tout responsable dans une hiérarchie à tendance à vouloir résoudre ses problèmes par une augmentation du nombre de ses subordonnés. »  Un responsable des ventes à qui on demande d’augmenter son chiffre aura comme première idée de demander plus de vendeurs. Un chef de chantier à qui on demande d’écourter les délais de livraison demandera plus d’ouvriers. Rien de plus banal.


Le problème dévient sérieux lorsqu’on imagine comment agissent ces deux lois si on les combine. Dans ce cas-là, et tout à fait spontanément, toute entreprise sera inéluctablement atteinte d’obésité. Ses effectifs auront tendance à augmenter et, dans cet organisme plus vaste et complexe, chacun pourra dilater à plaisir sa tâche, d’autant plus que le contrôle sera moins aisé. Ajoutons que le département de contrôle qu’on aura probablement instauré avec l’augmentation des effectifs n’aura aucune raison d’échapper à la double règle de Parkinson. C’est la cerise sur le gâteau.


Et le mauvais rêve du DRH n’est pas fini. Un autre principe peut le transformer définitivement en cauchemar, le principe de Peter : « Tout individu à tendance à s’élever dans une hiérarchie jusqu’à atteindre son niveau d’incompétence »  (Lawrence  J. Peter et Raymond Hul, The Peter Principle, 1969). L’idée, ici aussi, est simple : si l’on admet qu’une hiérarchie est un organisme vivant, évoluant au son de la méritocratie, on imagine aisément que les meilleurs, à chaque étage de la pyramide, auront tendance à passer à l’étage supérieur. Un bon ouvrier deviendra contremaître, un bon contremaître deviendra cadre et ainsi de suite jusqu’au sommet.


Mais alors, que deviennent les mauvais ? Réponse de Peter : ils font du surplace. Si on est mauvais, on ne progresse pas. Réfléchissons avec  Peter : cela veut dire tout simplement qu’à terme on ne retrouvera à chaque étage que des gens incapables de passer l’échelon supérieur, ce qui peut aussi vouloir dire qu’à terme chaque étage de la pyramide sera occupé par des incompétents ! Il n’y aura que des mauvais ouvriers, des contremaîtres incapables et des cadres nuls. Le P-DG lui-même ne sera pas un crack, sinon il serait déjà passé à une entreprise plus importante ou aurait créé la sienne. » Extrait de L’économie pour LES NULS de Michel Musolino, Professeur d’économie à HEC.


Ajoutons à ces lois et principes économiques incontournables, des emplois garantis à vie avec interdiction de licencier et vous obtenez une Entreprise De Fainéants : EDF  

 

Une gigantesque escroquerie d’EDF a lieu aux dépens des retraités du privé depuis 7 ans.

 

EDF 2 

 

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Transition Energétique

Au nom de quoi léguer pour des milliers d'années à des centaines de générations des produits toxiques qui n'auront servi au bien être que de deux ou trois générations ?
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