TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Bruxelles presse la France de faciliter l'investissement dans l'énergie

Une Le commissaire à l'énergie Gunther Oettinger est venu plaider pour la création d'un marché intégré de l'électricité et du gaz, seul instrument d'une transition énergétique réussie.

 

 

 

 

« Je suis venu à Paris établir un nouveau partenariat entre la commission et la France sur l'énergie pour envoyer des signaux claires aux investisseurs ». Le commissaire européen Gunther Oettinger a rencontré ce lundi le nouveau gouvernement français avec un seul objectif en tête  : clarifier et harmoniser le marché européen de l'électricité et du gaz pour réussir la transition énergétique de l'Union.

La commission évalue à 70 milliards d'euros l'investissement annuel que les Etats membres doivent consacrer d'ici à 2020 pour atteindre l'objectif global de 20  % d'énergie renouvelables. Ce doublement de l'effort d'investissement se fera essentiellement avec des capitaux privés selon la commission. Gunther Oettinger estime que les investissements sont actuellement freinés par un marché pas assez compétitif et transparent.

D'ici à la mi-novembre, la commission communiquera son évaluation des règles de chaque marché national. « Plusieurs pays comme la France ne sont pas en ligne avec notre conception des marchés communs européens. rois opérateurs concentrent en France 99  % du marché de l'électricité » a-t-il rappelé. Ses services feront donc des propositions d'ici à la moitié de l'année prochaine sur la conception d'un nouveau marché commun de l'énergie. Chaque Etat membre devra ensuite faire évoluer sa réglementation  : « l'objectif est de mobiliser les investisseurs dès la fin 2013 » insiste Gunther Oettinger.

Donner de la lisibilité sur les subventions aux énergies renouvelables

Il s'agit notamment de donner de la lisibilité sur les subventions aux énergies renouvelables, les garanties données aux producteurs variant d'un pays à l'autre mais aussi dans le temps. Bruxelles vise d'ailleurs la baisse progressive des aides aux énergies vertes pour qu'elles deviennent compétitives à terme. Dans le nucléaire, il estime également que les garanties offertes en Grande Bretagne et en France pour le renouvellement des centrales ne suffisent pas pour attirer les investisseurs. Figurent au menu des discussions la création d'interconnexions électriques entre les marchés ou le soutien aux technologies de stockage d'électricité. Sur le gaz, le commissaire pousse à la construction de nouvelles conduites permettant d'ouvrir le marché et de sécuriser l'approvisionnement européen. Il prend pour exemple l'inauguration dans quelques jours du double pipeline maritime Nord Stream entre la Russie et l'Allemagne.

Une plus forte libéralisation des prix français du gaz pour 2015 est d'ailleurs le premier dossier qu'il souhaite conclure avec le gouvernement, d'ici à la fin octobre. Le commissaire a prêché ce lundi pour sa vision d'un marché européen ouvert auprès des grands industriels français comme EDF, RTE ou Schneider Electric. Gunther Oettinger prévient la France  : « l'objectif du président Hollande de réduire de 76 à 50 % la part du nucléaire d'ici à 2025 équivaut à l'effort gigantesque que l'Allemagne est en train de réaliser pour stopper sa production nucléaire de 23 %. Les Allemands ont mis en place un système d'aides qui a réussi à attirer des investissements massifs vers le solaire et l'éolien ».

Les Echos link

 

 

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