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4ème génération Astrid, la filière nucléaire à haut risque et coût exorbitant

4ème génération Astrid, la filière nucléaire à haut risque et coût exorbitant

Il apparaît nettement que les problèmes majeurs de sûreté du projet ASTRID sont liés à l’utilisation du sodium comme fluide caloporteur. Le problème n’est pas nouveau et on peut très fortement douter de la capacité technique à éviter en toutes circonstances des réactions sodium-eau qui seraient catastrophiques.

Il est probable que cette opinion est partagée par nombre de responsables de la sûreté et on peut se demander pourquoi une telle aventure se poursuit alors que la menace sur le tarissement des ressources en uranium n’est vraiment plus à l’ordre du jour au vu des orientations actuelles des programmes nucléaires mondiaux et surtout que, comme l’a souligné à différentes reprises le président de l’ASN (25), d’autres filières de réacteurs sont étudiées par ailleurs dans le cadre de la Génération IV, dont il considère que certaines sont nettement plus favorables sur le plan de la sûreté.

D’autre part, comme nous l’avons déjà signalé, les implications d’un projet ASTRID sur les activités liées au combustible nucléaire devraient être évaluées de la même façon que la sûreté du réacteur, en premier lieu par l’IRSN. Les industries du plutonium (production par retraitement, fabrication du combustible, transports de plutonium et de combustibles neufs et irradiés, gestion des combustibles irradiés et leur retraitement…) sont loin d’être sans risques ni sans coûts et certaines techniques sont encore à développer sur le plan industriel (notamment le retraitement des combustibles irradiés d’un surgénérateur).

C’est bien sur l’ensemble « réacteur-industrie du plutonium » que doit porter le jugement global sur la filière ainsi proposée, sur les plans technique, de sûreté et de sécurité, comme sur le plan économique. Sur ce dernier point, les éléments fournis par le CEA ne font que confirmer le sentiment d’une filière à la fois dangereuse et extrêmement coûteuse. Il y a mieux à faire avec l’argent public, denrée rare.

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Transition Energétique

Au nom de quoi léguer pour des milliers d'années à des centaines de générations des produits toxiques qui n'auront servi au bien être que de deux ou trois générations ?
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