TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Une loi de transition énergétique ? Une manipulation de l'opinion publique !

Une loi de transition énergétique ? Une manipulation de l'opinion publique !

Réduction de la place du nucléaire, pas de noms, pas de moyens :

La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ne figure pas dans le projet de loi, et aucune autre fermeture de tranche n’est annoncée. L’arithmétique voudrait que réduire d’un tiers le poids du nucléaire conduise à stopper un tiers des 58 réacteurs exploités dans l’Hexagone. Mais l’arithmétique n’est pas la politique. Le projet de loi précise simplement que le parc nucléaire ne pourra pas excéder sa puissance actuelle, soit 63,2 gigawatts. La part de l'électricité nucléaire descendra de 75% à 50% si la consommation augmente durant les 10 prochaines années. Il est utile de rappeler que l'Etat parie sur une augmentation de la consommation alors que celle ci stagne depuis 10 ans. C'est aussi contradictoire avec le reste de la loi sur l'efficacité énergétique.

EDF garde la main sur la politique énergétique française :

Le gouvernement n’a pas encore repris la main sur EDF. Il manque des moyens de contrôles, pour qu’enfin EDF ne soit plus le seul décideur de l’avenir énergétique de la France. En effet, EDF pourra adapter la programmation pluriannuelle énergétique (PPE), adoptée par le seul gouvernement et par décret, à sa stratégie industrielle qui reste donc sacralisée dans le texte de loi.

S’il y aura bien constatation des incohérences entre les deux projets, rien ne viendra contraindre EDF à fournir un plan industriel conforme.

De même, la décision de poursuivre l’exploitation des réacteurs nucléaires au delà de 40 ans se fera entre l’ASN et EDF sans que ni les citoyens, ni leurs élus et représentants au niveau de l’état ne participent à des discussions contradictoires. En somme une loi dans l’intérêt d’EDF et au détriment de l’intérêt général.

Des moyens politiques insuffisants :

Comment réduire la part du nucléaire à 50% sans que le “politique” planifie la fermeture de réacteurs ? Le gouvernement et les députés ont manqué leur rendez-vous. Ils ne se sont pas donné les moyens et le pouvoir de décider de l’avenir des réacteurs nucléaires en France… Il aurait fallu qu’ils limitent l’âge maximum des réacteurs à 40 ans, qu’ils prévoient un processus politique de décision de fermeture auquel l’exploitant EDF devrait se soumettre, qu’ils planifient le développement des énergies renouvelables et qu’ils renforcent l’ambition sur l’efficacité énergétique. Et, au delà de la question nucléaire, gouvernement et députés auraient dû mettre en œuvre des moyens politiques et économiques à la planification urbaine, à la rénovation des logements, au développement du fret fluvial et ferroviaire (entre autres.)

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Au nom de quoi léguer pour des milliers d'années à des centaines de générations des produits toxiques qui n'auront servi au bien être que de deux ou trois générations ?
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