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Ce n'est pas "nucléaire et renouvelables" en...

30 Août 2016, 06:18am

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29 Août 2016, 23:19pm

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« La stratégie nucléaire française basée sur l'EPR n'a pas d'avenir »

29 Août 2016, 22:46pm

Publié par CAPITAL

« La stratégie nucléaire française basée sur l'EPR n'a pas d'avenir »

Flamanville toujours en rade, Hinkley Point remis en cause… Les projets d’EPR, réacteur nucléaire de 3ème génération la perle de notre industrie de l’atome, cumulent les déconvenues. L’analyste Mycle Schneider, 57 ans, spécialiste de la politique nucléaire, décrypte ce qui ressemble de plus en plus à une impasse industrielle. Notre interlocuteur est l'auteur principal du World Nuclear Industry Status Report publication annuelle indépendante – et critique – qui fait référence sur les tendances de l'industrie nucléaire dans le monde.

Capital.fr : Au moment où le projet d’Hinkley Point fait polémique, estimez-vous que l'EPR français a un avenir industriel et à l'export ?

MS : Il n'y a pas d'avenir industriel pour l'EPR parce qu'il n'y pas de marché pour ce type de machine. Trop grande, trop chère et, surtout, trop lente à mettre en route. Le secteur énergétique est en pleine révolution. C'est le chamboulement de la logique de l'intégration verticale avec les grandes unités de production, le transport du courant sur des centaines de kilomètres et la distribution au consommateur final. La logique de l'avenir est basée sur l'intégration horizontale, comme l'Internet, avec des millions de producteurs décentralisés (en Australie, par exemple, il y a déjà deux millions de générateurs d'électricité solaire), des flux d'électricité multidirectionnels, et des nœuds de connexion intermédiaires. Dans ce nouveau décor, l’EPR fait, à mes yeux, figure de dinosaure. Surtout qu’il est hors de prix : les estimations de coût ont été multipliées par quatre depuis la décision de 2005 de le construire à Flamanville. La mise en service de l’EPR Olkiluoto en Finlande prévue initialement pour 2009 est aujourd’hui annoncée pour 2018. Pendant ce temps, les coûts de l’éolien ont, eux, baissé de plus de 60% et ceux du solaire de plus de 80%. L'EPR a été pensé comme réponse technique à l'accident de Tchernobyl. Trente ans plus tard, il n'y en a toujours aucun qui fonctionne dans le monde.

Capital.fr : Les tenants de notre filière nucléaire pensent le contraire.

MS : C'est vrai, et pourtant Areva (AREVA-6,20 € 3,25 %) va particulièrement mal. Avec une perte cumulée de 10 milliards d'euros en cinq ans, l'entreprise est techniquement en faillite. Ce qui est très surprenant, c'est que l'État français qui détient 87% d'Areva et 85% d'EDF, ait décidé de baser la future stratégie nucléaire exactement sur les mêmes éléments que ceux qui ont conduit à ce désastre économique et industriel. A savoir un hypothétique marché à l'exportation de grands réacteur. Ce n'est pas une stratégie du futur car les coûts du nucléaire explosent et que le marché de gros de l’électricité est en pleine dépression. EDF (EDF-11,15 € -1,20 %) a déjà perdu la moitié de sa valeur en Bourse en un an, a été viré du CAC40 et dégradé par les agences de notation, qui ont prévenu d'un nouvel abaissement de sa note si l'entreprise devait poursuivre son aventure des EPR de Hinkley Point.

Capital.fr : Les autres puissances du nucléaire civil développent des concurrents à l’EPR, s'en sortent-elles mieux ?

MS : Face à l'absence d'un véritable marché à l'exportation, les concurrents de l'équipe nationale Areva-EDF ne vont pas beaucoup mieux. Le japonais Toshiba, qui détient 87% de Westinghouse, essaie de vendre des parts de ce constructeur historique, face à l'érosion de son chiffre d'affaires. Le designer de Fukushima, Daiichi General Electric, s'est rapproché du japonais Hitachi et chasse les mêmes chimères que les autres en Turquie où rien n’est encore conclu. Le russe Rosatom prétend détenir un carnet de commandes de 100 milliards de dollars, une affirmation que même les lobbyistes de l'industrie jugent fantaisiste. Entretemps, la filiale de Rosatom Atomenergoprom, l’Areva russe a été dégradée au niveau des junk bonds. Le constructeur Énergie atomique du Canada (EACL) n'a plus vendu de réacteur depuis de nombreuses années. Restent les Chinois, les seuls à avoir un trésor en cash significatif... mais pas illimité. CGN, l’entreprise chinoise partenaire d'EDF dans Hinkley Point a perdu 60% de sa valeur en bourse depuis un an.

Capital.fr : Les investissements sur les énergies renouvelables dépassent largement celles consacrées au nucléaire, s’agit-il d’une tendance lourde ?

MS : Le seul pays qui investit encore massivement dans le nucléaire, la Chine, a aussi doublé son investissement dans le renouvelable en deux ans pour dépasser le chiffre incroyable de 100 milliards de dollars en 2015, soit autant que les trois pays qui le suivent dans le top 10 mondial—États Unis, Japon et Royaume Uni— réunis. La France, elle, ne figure pas dans le top 10, où le Mexique et le Chili viennent, eux, de faire une apparition remarquée juste derrière l'Afrique du Sud. L’avantage clé de ces technologies réside dans le cumul de trois caractéristiques : investissement en capital modeste par unité, certitude sur le coût réel de la mise en œuvre et délais de réalisation très courts. Pas surprenant donc que la production d'électricité solaire dans le monde ait augmenté de 33% en 2015 et l'éolien de 17% alors que le nucléaire n'a progressé que de 1,3%— exclusivement grâce aux investissements importants en Chine. L’éolien seul produit plus de d’énergie que le nucléaire en Chine, tout comme en Inde ! Un quart des pays nucléaires tire désormais plus d'électricité des renouvelables que du nucléaire. Et ça va vite. Les projets solaires se réalisent en quelques mois, l'éolien ou la biomasse le plus souvent en moins d'un an. On parle de Hinkley Point depuis dix ans avec une perspective très théorique de mise en service dans dix ans !

Recueilli par Eric Wattez

Lien vers le rapport World Nuclear Industry Status Report (WNISR)

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#Nucléaire, essais français : à côté du...

29 Août 2016, 22:43pm

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RT @AndreJoffre2: Chili : Solarpack propose prix...

24 Août 2016, 09:28am

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Energies renouvelables : le retard français dû...

24 Août 2016, 09:24am

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24 Août 2016, 09:18am

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19 Août 2016, 21:50pm

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Nucléaire: vers le grand sauve-qui-peut

19 Août 2016, 15:39pm

Publié par Le Vif L'Express

La centrale nucléaire de Doel en Belgique

La centrale nucléaire de Doel en Belgique

Vingt centrales nucléaires dans un rayon de 100 kilomètres : la Belgique vit sur une chaîne de volcans atomiques. Le jour où l'un d'eux s'éveillera, une évacuation bâclée pourrait virer à la cohue générale.

La question n'est plus de savoir si, mais quand un crash nucléaire d'envergure se produira sous nos latitudes. Les vénérables réacteurs de Tihange et de Doel en butte à des pépins techniques officiellement sous contrôle, le site de Doel victime d'un sabotage officiellement au stade de l'énigme deux ans après l'acte : soutenir encore sans ciller qu'une catastrophe sérieuse relève de l'impensable confine à l'aveuglement.

Tous aux abris ? La bonne planque affichera complet à la vitesse de l'éclair. Vingt centrales déployées dans un rayon de 100 kilomètres, dans des zones très densément peuplées : plus nucléarisé que l'espace belge, tu meurs.

Des experts en sécurité nucléaire au sens critique ont récemment repris leur bâton de pèlerin dans l'espoir de convaincre les décideurs belges d'appuyer sur le champignon. Faire avaler dans l'urgence des comprimés d'iode préalablement distribués à grande échelle afin de protéger la thyroïde pourrait bien ne pas suffire. Il faudra songer à mettre de la distance entre un site en éruption et les populations qui l'avoisinent. Ce qui devrait jeter énormément de monde sur les routes.

Auteur d'un avis pour le moins critique sur les plans d'urgence nucléaire actuels, le Conseil supérieur de la santé (CSS) a fixé une échelle de grandeur : " Un accident sévère dans une centrale belge ou située à proximité de la frontière pourrait toucher jusqu'à un million de personnes et des territoires abritant d'importantes activités économiques et des noeuds de trafic européen. " Fukushima au plat pays, bonjour les dégâts : la Flandre (13 522 km2) égale en superficie la préfecture japonaise dévastée en mars 2011, mais elle abrite trois fois plus d'habitants (6 millions).

" Evacuer en panique, c'est créer un accident dans l'accident "

Excellente raison, ont recommandé les représentants du CSS auditionnés au Parlement, pour voir plus grand s'il fallait un jour vider les lieux : il ne serait pas idiot de porter de 10 à 20 kilomètres minimum le rayon d'une évacuation. A mener avec ordre et méthode, de préférence.

Sauve qui peut ? Le scénario du pire reste dans les cartons. " La Belgique n'a aucune culture en matière d'évacuation de la population et de discipline de groupe ", est venu asséner Antoine Debauche (UCL), ex-directeur sécurité à l'Institut national des radioéléments, " aussi bien à Doel qu'à Tihange, réaliser une évacuation dans l'ordre serait très compliqué pour ne pas dire impossible, à grande échelle. "

Les autorités ne se sont jamais risquées à simuler pareil exode : " On se prépare pour la forme et pour rassurer la population. " Inch'Allah : " Evacuer en situation de panique revient à créer un accident dans l'accident. Il n'y a rien de plus dangereux que de laisser tout le monde fuir en famille dans la confusion et l'énervement. La voiture non ventilée et les embouteillages causeraient un chaos dangereux au milieu d'un nuage de radioactivité. "

Les autorités ont promis de faire de ces alarmes autre chose qu'un énième cri dans le désert. Réponse dans le plan d'urgence nucléaire attendu pour la fin de l'année.

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Tirs croisés d’actions juridiques autour du...

19 Août 2016, 13:13pm

Publié par Transition EnR

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Nucléaire : Au bord du gouffre, EDF fait un grand pas en avant

18 Août 2016, 13:07pm

Publié par Le Temps Suisse

Nucléaire : Au bord du gouffre, EDF fait un grand pas en avant

Le Conseil d’Administration d’EDF a finalement donné son approbation au financement et à la construction des deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, Angleterre. L’entreprise française surendettée va devoir récolter plus de 15 milliards € auprès des contribuables français pour débuter ce chantier.

De son côté, le gouvernement du Royaume-Unis a pesé sur le bouton « pause » afin de réévaluer les termes d’un accord qui produirait le kWh le plus cher du marché : 12,5 ct € et qui permettrait à la Chine d’entrer sur son marché et in fine de contrôler une énergie hautement stratégique.

Comment est-il possible que les 60 milliards € de dettes partagées entre EDF et Areva n’incitent pas le gouvernement français à plus de réalisme et de prudence financière, d’autant qu’il faudra, selon la Cour des Comptes, proche de 100 milliards € pour remettre à niveau les centrales françaises et pour trouver une solution aux déchets?

Faut-il aller chercher une explication dans l’histoire d’un peuple qui adule le panache des projets pharaoniques à la hauteur du prestige tricolore comme l’étaient le canal de Panama, le Concorde ou Eurotunnel? Des prouesses technologiques dont le fiasco économiques ont été à la hauteur des investissements.

Où alors cette décision montre l’impossibilité pour le Gouvernement d’abandonner ce projet sous peine de condamner la filière du nucléaire française pourtant débordée sa complexité technologique.

La Chine met une pression virulente sur l’Angleterre

Pendant que les membres du board approuvaient les 24 milliards € d’investissement partagés 2/3 1/3 avec son partenaire chinois, la China General Nuclear Power Corporation (CGN), ils ont été pris à revers par la nouvelle Première Ministre Anglaise Theresa May qui « se donne le temps de se pencher sur un dossier complexe et délicat » et retarde la signature de l’accord.

Sa réponse devrait arriver avant l’automne avec en arrière fond des questions cruciales: est-il raisonnable de laisser des capitaux chinois financer un projet aussi stratégique qu’une centrale nucléaire, EDF a-t-elle les capacités techniques de réaliser ce projet et faut-il renégocier les tarifs excessifs promis par David Cameron ?

Le chef du cabinet de la Première ministre, Nick Timothy, a exprimé de profondes réticences, jugeant « incompréhensible » que le Royaume-Uni accepte des investissements chinois dans son réseau d’électricité compte-tenu des risques en matière de sécurité industrielle.

De son côté, Pékin a déjà montré ses muscles en mettant une pression virulente sur la Première Ministre afin d’accepter l’invasion chinoise. L’accord propose aux Chinois d’investir 6,5 milliards € avec l’option de construire des centrales nucléaires 100% made in China sur le sol anglais.

Cette pression insupportable confirme les craintes que la Chine n’hésitera pas à s’ingérer dans les décisions du Gouvernement Anglais grâce à l’arme énergétique.

Ce comportement est un signal d’alarme fort, non seulement pour la Grande-Bretagne, mais pour tous les autres pays en passe de vendre leurs actifs énergétiques au pays du milieu.

Une énergie trop chère

La question fondamentale pour l’Angleterre est de savoir si le pays est prêt à payer 12,5 centimes € le kWh pendant 35 ans, alors que le coût marginal de l’énergie renouvelable est de zéro ?

Cet accord, négocié par le gouvernement Cameron avant la chute des prix de l’électricité et de l’arrivée massive du renouvelable, inquiète l’industrie et les consommateurs anglais qui seraient financièrement pénalisés.

L’Angleterre est l’un des seul pays membre de l’Europe à avoir totalement privatisé son marché électrique et se trouve déjà dans une position plus qu’inconfortable à la merci d’EDF, E-On ou d’autres géants étrangers qui maîtrisent l’électricité dans l’île.

France: La puissante Ecole des Mines

Pour la France, le choix du nucléaire est autant stratégique que philosophique.

Le puissant lobby de l’Ecole des Mines a érigé le secteur nucléaire au rang de Religion. Après des années de matraquages médiatiques et publicitaires, le peuple français a fini par plier et reste amorphe face aux dérives du secteur.

A ce jeu-là, aucun politique n’ose s’y affronter sous peine d’être immédiatement disqualifié. L’arrêt d’une centrale s’identifie trop à la fermeture d’une usine et à son cortège de chômage même si l’activation de l’énergie verte créerait bien plus d’emplois.

Sans courage politique et sans vision, le Gouvernement n’a qu’une seule option : la fuite en avant.

Un Employé du nucléaire a plus de poids qu’un employé de l’industrie

Alors qu’EDF et Areva sont en faillite, c’est l’Etat français qui va devoir ratisser dans ses actifs pour redresser la barre. Il a déjà annoncé qu’il allait vendre ses actions dans Peugeot/PSA et ses grands fleurons de l’industrie française, pour payer l’ardoise. L’employé nucléaire semble avoir plus d’importance que le salarié de l’automobile.

Une autre option serait d’ajuster les tarifs de l’électricité sur les coûts réels de production, mais là encore, aucun homme politique ne semble avoir le courage d’affronter la révolte assurée, même si in fine c’est le contribuable qui passe à la caisse. En réalité, la France peut se targuer de produire l’électricité parmi la plus chère d’Europe.

Nul ne sait si les EPR fonctionnent

A contre-pied de ses concurrents, Areva a conçu un réacteur surpuissant capable de produire le double d’une centrale conventionnelle. Aujourd’hui, l’agilité des petites installations sont préférées surtout que la pénurie d’uranium menace et que les énergies renouvelables, le gaz ou le pétrole sont financièrement bien plus avantageux.

Le plus surréaliste dans cette histoire, c’est que l’EPR n’a encore jamais été testé alors que les chantiers de Finlande et de Flamanville, France restent enlisés.

Les deux premiers réacteurs pourraient être démarrés en Chine, à Taishan. Le premier réacteur a été construit par Areva et le deuxième par les chinois avec tout le sérieux du « made in China ». A ce jour, aucun test avec du combustible nucléaire n’a été réalisé. Personne ne sait si ce système fonctionne et encore moins à quels coûts !

Au bord du gouffre, EDF fait un grand pas en avant: pour le meilleur ou pour le pire?

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Afrique : les investisseurs internationaux tablent...

17 Août 2016, 12:36pm

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